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Avertissement: Les informations présentées ici reflètent mon expérience personnelle avec la phénylcétonurie ainsi que mes recherches personnelles. Elles ne remplacent pas un avis médical professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé avant d’appliquer des modifications à votre régime alimentaire ou d’entreprendre un programme d’activité physique.
Depuis que je parle de l’appareil Egoo Phe, que ce soit sur mon blogue ou en vidéo, une question revient presque systématiquement : peut-on se fier aux résultats? Dans le contexte de la phénylcétonurie, cette question est centrale. Le suivi de la phénylalanine influence directement les décisions alimentaires, parfois au jour le jour.
J’utilise personnellement cet appareil depuis un certain temps et j’en ai déjà présenté le fonctionnement, de façon très concrète, à la maison. Jusqu’ici, mon regard reposait surtout sur l’expérience terrain. Aujourd’hui, une étude récente vient apporter des données solides qui permettent d’aller plus loin.
Cette étude est également présentée dans une vidéo où les chercheurs expliquent les résultats finaux, le contexte clinique et les limites observées. Ensemble, la vidéo et l’article scientifique répondent précisément à la question qui m’est le plus souvent posée : celle de la fiabilité.
Ce que l’étude a cherché à vérifier
Le suivi classique de la phénylalanine repose encore largement sur les prélèvements sanguins sur papier buvard, envoyés par la poste pour analyse en laboratoire. Cette méthode est bien établie, mais elle comporte des contraintes bien connues : délais, rejets d’échantillons, attente avant d’obtenir un résultat utilisable.
L’objectif de l’étude était de comparer les résultats obtenus avec le système Egoo Phe à ceux issus de cette méthode standard, dans des conditions proches de la réalité quotidienne, incluant une utilisation à domicile par les familles.
Les chercheurs ont analysé des échantillons prélevés simultanément, afin de limiter les biais liés aux variations naturelles du taux de phénylalanine.
Ce que montrent les résultats
Les données publiées indiquent une forte corrélation entre les deux méthodes de mesure. Les valeurs obtenues avec Egoo Phe sont en moyenne légèrement plus élevées que celles issues des prélèvements sur papier buvard, avec un écart d’environ 4,6 %. Cet écart demeure dans une plage considérée comme cliniquement acceptable.
Les résultats sont cohérents sur l’ensemble des plages de valeurs, autant pour des taux plus bas que pour des taux plus élevés. Les analyses statistiques confirment cette concordance, ce qui permet de répondre de façon nuancée mais rassurante à la question de la précision.
Un point intéressant ressort également de l’étude : la qualité des résultats s’améliore avec l’expérience d’utilisation. Autrement dit, à mesure que les familles se familiarisent avec le dispositif, les écarts diminuent.
L’expérience des familles
Au-delà des chiffres, l’étude s’est aussi penchée sur l’utilisation réelle de l’appareil. Les prélèvements ont été réalisés majoritairement à domicile, dans un contexte comparable à celui du quotidien.
À la fin du protocole, l’ensemble des participants ont exprimé une préférence pour ce type de test à domicile, notamment en raison de la rapidité d’obtention des résultats et de la réduction du stress lié à l’attente.
Un élément revient souvent dans les commentaires :
le fait de pouvoir obtenir un résultat en moins de 30 minutes change profondément la relation au suivi, en permettant des ajustements plus rapides et mieux synchronisés avec la réalité du quotidien.
Une avancée importante, avec une limite claire
Même si ces résultats sont très encourageants, il est important de rester prudent. Le nombre de participants à l’étude demeure limité, ce qui est fréquent dans les premières phases d’évaluation d’une nouvelle technologie.
Cela ne remet pas en cause la pertinence des données, mais rappelle que l’utilisation d’un outil comme Egoo Phe doit toujours s’inscrire dans un suivi médical structuré. Les résultats obtenus à domicile ne remplacent pas l’accompagnement clinique, mais peuvent soutenir une prise de décision plus réactive et mieux informée.
Cette étude marque une étape importante dans l’évolution du suivi de la phénylalanine. Elle apporte des éléments concrets là où, jusqu’ici, beaucoup de discussions reposaient surtout sur l’expérience individuelle.
Voir une technologie de suivi à domicile appuyée par des données scientifiques rigoureuses est rassurant. Cela ouvre la porte à une gestion plus souple, plus rapide et mieux adaptée à la réalité des personnes vivant avec la phénylcétonurie, tout en rappelant la nécessité de conserver un cadre médical clair.
Étude scientifique
Pinto et al., Point-of-Care Testing in PKU: A New ERA of Blood Phenylalanine Monitoring, Nutrients, 2025
Egoo Phe: new data shedding light on the issue of accuracy
Disclaimer: The information presented here reflects my personal experience with phenylketonuria and my personal research. It is not a substitute for professional medical advice. Always consult a healthcare professional before making any changes to your diet or starting an exercise program.
Since I started talking about the Egoo Phe device, both on my blog and in videos, one question has come up almost every time: can the results be trusted? In the context of phenylketonuria, this question is crucial. Monitoring phenylalanine levels directly influences dietary decisions, sometimes on a daily basis.
I have been using this device myself for some time now and have already demonstrated how it works in a very practical way at home. Until now, my focus has been mainly on practical experience. Today, a recent study provides solid data that allows us to go further.
This study is also presented in a video in which researchers explain the final results, the clinical context, and the limitations observed. Together, the video and the scientific article provide a precise answer to the question I am most often asked: that of reliability.
What the study sought to verify
Traditional phenylalanine monitoring still relies heavily on blood samples collected on blotting paper, which are sent by mail for laboratory analysis. This method is well established, but it has well-known limitations: delays, sample rejections, and waiting times before obtaining usable results.
The aim of the study was to compare the results obtained with the Egoo Phe system with those obtained using this standard method, under conditions close to everyday reality, including home use by families.
The researchers analyzed samples taken simultaneously in order to limit bias related to natural variations in phenylalanine levels.
What the results show
The published data indicate a strong correlation between the two measurement methods. The values obtained with Egoo Phe are on average slightly higher than those obtained from blotters, with a difference of approximately 4.6%. This difference remains within a range considered clinically acceptable.
The results are consistent across all value ranges, for both lower and higher levels. Statistical analyses confirm this consistency, providing a nuanced but reassuring answer to the question of accuracy.
The study also highlights an interesting point: the quality of the results improves with experience of use. In other words, as families become more familiar with the device, the discrepancies decrease.
The families’ experience
Beyond the figures, the study also looked at the actual use of the device. Most of the samples were taken at home, in a context comparable to everyday life.
At the end of the protocol, all participants expressed a preference for this type of home test, particularly because of the speed of obtaining results and the reduction in waiting-related stress.
One element came up frequently in the comments:
the ability to obtain results in less than 30 minutes profoundly changes the relationship with monitoring, allowing for faster adjustments that are better synchronized with everyday reality.
An important step forward, with a limitation
Although these results are very encouraging, it is important to remain cautious. The number of participants in the study remains limited, which is common in the early stages of evaluating a new technology.
This does not call into question the relevance of the data, but it does serve as a reminder that the use of a tool such as Egoo Phe must always be part of structured medical monitoring. Results obtained at home do not replace clinical support, but they can support more responsive and better-informed decision-making.
This study marks an important step forward in the evolution of phenylalanine monitoring. It provides concrete evidence where, until now, much of the discussion has been based primarily on individual experience.
It is reassuring to see home monitoring technology backed by rigorous scientific data. It opens the door to more flexible, faster management that is better suited to the reality of people living with phenylketonuria, while reminding us of the need to maintain a clear medical framework.










